vendredi 5 novembre 2010

La musique et nous

La musique l'a emporté. L'a emporté sur la fatalité; ceux qui ont lu les premiers messages que j'ai publiés sur ce blog, messages qui n'y sont plus cependant, ont vu que je me préoccupe du malheur survenu à des amies chères. De véritables malheurs; des enfants décédés de façon violente, des choses qu'une personne sensée a bien du mal à comprendre.

En 2009 j'estime avoir aidé une fille, mère de jeunes enfants, avoir empêché que le malheur n'arrive à nouveau. Je n'ai pas de preuve de cela, je dois escompter qu'on me croie sur parole quand j'en parle. J'en ai déjà parlé à une personne en disant: nous ça ne nous arrivera jamais. Pourtant comment puis-je, moi, affirmer que ça ne m'arrivera jamais quand c'est arrivé à des personnes proches?

C'est pourquoi je dis: la musique m'a sauvée. La gaieté a été présente dans ma vie depuis mon plus jeune âge. A deux ans je devais jouer sur le piano de ma grand-mère, guidée par des plus âgés. Je chantais, j'ai chanté la messe de minuit à Noël de nombreuses années avec ma famille; ma tante Gertrude jouait de l'harmonium et ma mère, mes tantes, mes oncles, mon cousin, mes cousines, ma soeur et moi entonnions les cantiques: Adeste Fideles, Minuit chrétien... Minuit chrétien chanté par mon oncle Jean-Paul, qui était doté d'une superbe voix de basse à la Yoland Guérard, c'était quelque chose: nous étions privilégiés dans cette petite église de Saint-Tharcisius, dans la vallée de la Matapédia.*

A treize ou quatorze ans j'ai chanté ma dernière messe de minuit, puisque ma tante a laissé sa place d'harmoniciste à quelqu'un d'autre. Mais il en fallait plus pour m'arrêter de chanter. La musique en particulier pour ceux qui chantent ça devient facilement un mode de vie. Ma soeur Claire, d'un an ma cadette, celle-là même qui avait aussi chanté aux messes de minuit (mon autre soeur, plus jeune, a dû en chanter quelques-unes également)**, et moi faisions la vaisselle en chantant***; des chants de l'OTJ et des chants 4-H, ainsi que des chansons populaires.

Je n'aimais pas faire la vaisselle, mais ça devenait quand même ainsi un bon moment. Ça passait mieux, disons. Ma soeur Esther à neuf ans a vu une amie de son âge se faire faucher par une automobile sous ses yeux. Un peu plus tard elle a connu Marie-Hélène, qui avait été notre petite voisine quand elles deux étaient toutes petites, trop petites pour s'être connues à ce moment-là, et elle a voulu devenir son amie.

La musique l'a emporté, et la vie continue, pour ma petite soeur Esther et moi, pour ma petite soeur si gentille, ainsi que pour moi.**** Quant aux amies éprouvées je vais en reparler dans de prochains messages, sur un des trois blogs... J'ignorais, à cette époque, que c'est si rare les belles voix de basse.

*C'est presque une insulte pour mon oncle de comparer sa voix à celle de Yoland Guérard; en fait il avait une voix qui se rapprochait, mais avec quelque chose de plus, il avait davantage de stature. Mon oncle a été de nombreuses années maire de son village.
**Je me suis trompée en écrivant cela; si j'avais treize ans la dernière année la petite Esther en avait quatre; elle n'a pas chanté à l'église avec nous.
***Plus exactement ma soeur faisait la vaisselle en chantant; je chantais en faisant la vaisselle.
****Elle n'a jamais entendu son oncle chanter le Minuit chrétien mais elle n'a pas entendu non plus la voix discordante de ma tante Gertrude qui s'entêtait à chanter avec les autres; ça faisait un étrange duo, son frère et elle. Emile Nelligan avait aussi une soeur prénommée Gertrude, j'en ai déjà parlé sur mon ex-blog. Ce sont des femmes bien, les Gertrude, malgré leur prénom qui sonne comme une antiquité.

mercredi 20 octobre 2010

Diane, Jacques

Il n'y a pas beaucoup de commentaires sur mes blogs, mais on me lit...

Après avoir publié le dernier message je me suis dit on doit se demander pourquoi j'ai dit cela quand je suis allée à Sept-Iles, pourquoi je leur ai suggéré d'engager Diane. J'avais une bonne raison, mais je n'ai pas réfléchi, c'est seulement après, en y repensant, que je me suis dit: c'est pour cette raison que j'ai fait cela. Quand j'étais venue avec Diane au printemps passer une entrevue pour le gouvernement j'ai vu ses deux soeurs qui étaient à Québec. L'une d'entre elles, je la connaissais, l'autre non mais c'était la préférée de Diane c'est sûr, et je l'avais entendue plusieurs fois parler de cette soeur aînée.

Diane et moi avons trois jours de différence, nous sommes nées la même année et le même mois, nous sommes du même décan. Nous ne sommes pas devenues de grandes amies, mais c'est quelqu'un que je peux facilement deviner. Celui que j'appelle son fiancé, je dirais qu'ils étaient déjà fiancés, sinon officiellement, j'en ai fait la connaissance lors d'une soirée, un peu après ce voyage que nous avions fait ensemble à Québec. Si ça avait été un autre copain qu'elle a eu, Pierre, qui avait travaillé à Sept-Iles, je n'aurais sûrement pas agi de la même façon, parce que Pierre c'est le genre de gars qui m'aurait intéressée éventuellement. Pas Jacques, avec qui j'ai dansé un twist au cours de cette fameuse soirée.

Un twist qui a été remarqué je l'espère, je sais que je suis bonne danseuse, et puis on s'est vraiment amusés Jacques et moi à exécuter cette danse. Seulement ça me suffit en tant que relation avec lui. Le fait que nous soyons nées la même semaine ça a sûrement une signification aussi, cela Diane pourrait peut-être vous en parler plus que moi. A la soirée je n'étais pas accompagnée; j'avais invité Simon mais il avait décliné mon invitation, et je pleurais. Ce peut être pour cette raison que Jacques m'a demandé de danser avec lui, je ne sais pas.

Si vraiment ma danse a été remarquée c'est déjà une victoire pour moi, et on va garder ça comme cela.

lundi 18 octobre 2010

Suivi un cours à Québec

J'ai commencé à travailler dans mon métier en septembre 1975; en octobre nous sommes venues deux du service informatique, de Carleton, suivre un cours d'Extracto à Québec. Je dis sommes venues parce que je vis à Québec maintenant. J'ai suivi un cours d'Extracto qui n'a pas mené à Excel malgré ce que l'on peut croire, mais à StumbleUpon*.

Diane qui travaillait aussi dans une Commission scolaire, à Sept-Iles, était également là pour y suivre le cours. En effet le ministère nous conseillait d'apprendre Extracto, un logiciel facilitant grandement l'élaboration des programmes de rapports financiers, parce que ces programmes n'étaient pas fournis avec le système clé en mains de gestion financière.

Je m'étais moi-même rendue à Sept-Iles à l'été où j'avais passé une entrevue à la commission scolaire. Ma soeur m'avait accompagnée, nous avons par la même occasion visité la parenté à Sept-Iles. Et moi, pas parce que je n'étais pas intéressée à avoir l'emploi (en effet, une commission scolaire ou une autre, n'est-ce pas, et en plus dans les deux cas c'était dans une région voisine de la nôtre), mais parce que j'étais au courant de la vie de Diane je leur ai suggéré d'engager Diane T.

Je ne sais plus si j'ai déjà raconté cela sur Internet; si c'est le cas cependant cela n'y est plus. Ils la connaissaient, ou en tout cas ils sont tombés pile, parce qu'ils m'ont dit: elle a dit qu'elle s'était trouvé un emploi à Québec. Son fiancé travaillait à Port-Cartier, et elle l'a eu l'emploi, c'est ce que j'ai su à l'occasion de ce cours de deux jours à Québec. Elle a dû se marier l'année après, et le couple a eu une petite fille, qui est grande aujourd'hui.

*Pour comprendre l'allusion, se référer au message que j'ai publié le 17 octobre.

dimanche 17 octobre 2010

Histoire d'amitié

A moi qui n'ai jamais eu beaucoup d'amis il peut m'arriver de me demander ce que ça prend pour devenir amie avec quelqu'un. Est-ce que c'est de faire des courbettes, est-ce que c'est de choisir d'abord la bonne personne? A l'école on me plaçait auprès de filles ou de garçons dont le père faisait le même métier que le mien; en première année il y avait une fille dont le père était dans la construction comme le mien; mais je n'ai pas été placée à côté d'elle*. Peut-être parce que j'ai changé de classe au mois de février, pour m'en aller en deuxième année. Elle avait commencé sa première année à cinq ans. Je me souviens de cela. Mon père travaillait pour son père.

Je vis à Québec depuis trente-deux ans et demi. Quand il y a des personnes qui m'attirent, ça n'est pas tout le temps facile pour moi de voir avec lesquelles j'aurais le plus d'affinités. Mais il y a des exceptions, des personnes avec qui ça a été évident tout de suite; dont Joël, l'Acadien provenant de Tracadie-Sheila. Et je suis en train de me rendre compte, à cinquante-cinq ans, pas trop tard j'espère, que j'aurai plus de facilité à réussir une amitié avec des personnes provenant de la pointe est, comme moi; par exemple cette femme qui est venue à Québec à partir des Iles-de-la-Madeleine. Je suis moi-même originaire de la vallée de la Matapédia, à l'entrée de la Gaspésie.

Dans le cas de Joël que je connais depuis quinze ans ça a été une relation ambigüe, parce qu'il y a eu entre lui et moi l'aspect amitié et l'aspect amour. Et même au début il était trop jeune pour comprendre qu'une histoire d'amour qui tourne mal ça pourrait gâcher une amitié, et que je voulais éviter cela; c'est à son cousin, un peu plus vieux, que j'avais fourni les explication par rapport à mon attitude incompréhensible. Cette année j'ai eu l'occasion d'aider Joël, qui n'avait pas de carrière véritable (à part celle de globe-trotter: quand il est arrivé à Québec à vingt-trois ans il arrivait d'un périple de sept ans à travers le Canada) car je lui ai parlé de quelque chose de vraiment intéressant.

Sa vie est en train de changer, je ne lui ai pas trouvé une solution de facilité, mais c'est une solution d'avenir, et je sais qu'il est à la hauteur du défi. Je vis à Québec qui est la capitale de la province. Joël provient de la province du Nouveau-Brunswick: ça n'est pas vraiment loin de l'endroit d'où je viens. Proche de Gaspé.

*Le jour où j'ai changé de classe, la maîtresse m'a dit: place-toi là: c'étaient des bancs à deux places, et il y avait une place de libre à côté d'une fille. Une dont le père faisait le même métier que le mien, dans ce cas aussi mon père travaillait pour lui parfois. Elle était petite, juste derrière moi, dans le rang; il y avait en 2e une fille plus petite que moi. Celle à côté de qui j'étais assise si moi je suis restée petite, de même que celle qui était devant moi dans le rang, est grande aujourd'hui. Je l'ai vue dans un restaurant de Québec où elle travaillait comme serveuse.

lundi 4 octobre 2010

Reprise du jeu

J'ai rebranché mon ordinateur qui est demeuré inactif durant deux ans exactement. La première chose que j'ai faite, avant même de remettre l'horloge à l'heure, a été de jouer au démineur. Une prime peut-être pour avoir réussi à retrouver mon mot de passe, j'ai gagné un point.

Je m'explique. Une fois, quelques mois avant le début de cette période de pause, j'ai battu mon record au niveau Expert, en effet c'était indiqué record battu, mais le score n'avait pas changé. Je me suis dit que je devais avoir battu mon record de moins d'une demi-seconde. Mais maintenant le score indiqué est d'une seconde de moins. On a enregistré mon record. Je peux dire avec preuve que mon score est maintenant de 173.

A ce jeu le record indiqué ne représente pas tout le temps la réalité. En ce moment au niveau débutant c'est indiqué 6 alors que mon record à ce niveau est en réalité de 4. Quand ça arrive, que mon score à un niveau donné a monté d'une seconde ou deux je me dis que je dois avoir des points à améliorer, que mon niveau de jeu moyen ne reflète sans doute pas ce que je devrais avoir fait pour obtenir ce record, alors finalement ça m'encourage plutôt à continuer à jouer et à m'efforcer de jouer mieux.

Peut-être que j'accorde trop d'intelligence à mon ordinateur, car comment peut-il déterminer cela? Ce qui compte c'est que je me souvienne du score le plus bas que j'ai atteint; c'est bon pour mon égo.

vendredi 21 mai 2010

J'améliore mon jeu

La dernière fois où j'ai joué (au démineur, voir message précédent) ça a bien été, j'ai fait 153 au niveau expert, qui est mon niveau régulier de jeu; j'estime que c'est une bonne note, mon record au niveau expert est de 135. Mais ce que j'ai remarqué c'est que j'avais pris une certaine assurance dans mon jeu et qu'à des endroits où il y a peu de temps je me serais plantée j'ai réussi. C'est comme ça qu'on s'améliore au démineur, peu à peu.

mercredi 24 mars 2010

Mon record au jeu

Je suis contente de n'être pas trop rouillée au démineur; je n'ai pas perdu la main, de la vitesse, oui, mais encore là je trouve mes scores pas si mal; et les réflexes sont toujours là. De toute façon les derniers mois où j'ai joué mon record n'avait pas changé, sinon d'une fraction de seconde, et il semblerait que ce soit une fraction en bas de la demie... Je n'ai pas encore mon ordinateur avec moi, en ce moment je joue sur l'ordinateur du centre communautaire.

mardi 2 février 2010

pHYLLIS, QUI EST-CE?


Je n'ai pas de thème actuellement pour ce blogue; contrairement à mon ancien blogue sur l'ex-blogue.ca que j'avais commence avec des thèmes precis; j'y ecrivais à chaque jour, egalement.
Je veux avoir un appartement où je vais faire de l'informatique et de la calligraphie, en plus d'y rester bien sûr s'il reste de la place. Mais je fais d'autres choses aussi: j'ecris, je dessine, je decore, je fais aussi de la musique.

J'ai un fils de vingt-deux ans, un fils adoptif, une fille adoptive, des petits-enfants. Je raconte à qui veut l'entendre que j'ai voulu donner la priorite à l'aspect personnel de ma vie, plutôt que sur le travail, du moins le temps d'être mère, parce qu'être mère si ce n'est pas un metier à part entière je me demande ce que c'est...
J'ai eu le temps d'apprendre plein d'affaires, puis de me remettre à ce metier que je me suis mise à aimer plus qu'avant, en approfondissant les notions, parce qu'il y en a, des notions en informatique; je ne sais pas si vous vous en doutiez...

Une ère nouvelle se pointe à l'horizon

Ouille, ouille, ouille. Une periode de chambardement que j'ai passee, des mois et des mois, mais ça semble être en train de se replacer; je le sens, j'ai plus de prise sur le reel; un travail en vue, je m'y prepare, un travail en informatique; un appartement pour moi et même pour cette dame que j'ai reussi à aider, toutes les deux nous sommes encore à l'Armee du Salut, mais plus que pour quelques jours si tout va bien. Les amours, sans doute que ça va bouger aussi, j'ai plus de prise egalement dejà, de ce côte. À la banque j'ai dit à la dame: je vais sortir tout mon argent pour le mois, je vais avoir plus dans mon portefeuille, mais je vais pouvoir contrôler plus facilement aussi, pouvant verifier à tout moment ce qu'il me reste. Parce qu'il faut se donner des moyens, j'en ai jusqu'au mois d'avril encore avec mon recyclage dans mon metier, en autodidacte, en victime autrement dit. Partante pour l'eternel exode des cerveaux.