mercredi 4 mars 2015

Dans un autre appartement

          C'est le mois de mars et je songe à faire du rangement.  Comme j'avais fait il y a trois ans, mon grand ménage que j'ai décrit ici.  Je suis dans un autre appartement, plus grand; dans le même bloc-appartements.  Depuis deux ans, mais l'année passée j'ai fait un aller-retour à un autre appartement.  Ça fait qu'il y a des choses qui ne sont pas encore rangées.  J'en avais fait un beau rangement dans l'autre appart, je vais procéder de la même façon et tout arranger.
          J'ai de nouveaux meubles, un ensemble de salle à manger cinq pièces et un sofa (j'ai le lit ET le sofa; j'ai un plus grand appartement, n'est-ce pas?).  C'est décoré dans un style cocooning ethnique.  Mes meubles me facilitent la tâche de la décoration, car ils sont très semblables à d'autres meubles que j'ai eus dans le passé.  La table est rectangulaire, en bois huilé, toute simple.  J'ai peint le dessus en vert forêt.
          Les chaises sont en bois verni clair et de style colonial, vous savez, avec le dossier arrondi et plus large dans le haut que dans le bas, et les barreaux tournés?  En fait la quatrième est différente, car l'une des quatre chaises était brisée et je l'ai remplacée par une chaise différente, elle est juste de même style et de même format.  Le sofa a des pattes tournées et les accoudoirs roulés à la façon du style victorien, mais le tissu quadrillé lui enlève son côté imposant, alors je trouve qu'il va avec l'ensemble de salle à manger; comme l'espace est ouvert il est appréciable que ça aille ensemble.
          Mes meubles sont plus volumineux à cause des grandes pièces, j'ai acheté une nouvelle commode pour la chambre pour cette raison.  J'ai mis quelques décorations sur les murs, des tableaux, des objets qui attirent l'oeil, des autocollants.  Dans la chambre il y a des autocollants qui représentent des objets de décoration, lampes, livres, une chaise de style, fleurs, globes terrestres.  Je trouve que ça ajoute un aspect douillet, comme si ça disait: regardez les objets coquets!  Disons que ça accentue le côté cocooning. 
          J'ai amassé encore des livres, il y en a sur le plancher, il y a aussi quelques paniers remplis de choses qui doivent être placées.  Ça ne sera pas trop long, il suffit que je m'y mette.  Il y a trois ans ça m'a pris le mois, j'en faisais un peu chaque jour.  Je me souviens de mes armoires de cuisine dans lesquelles il n'y avait plus de place, et où en sortant les choses et en les replaçant j'en avais trouvé de la place.  Mes rangements actuels sont beaucoup plus vastes, ça n'est pas là que je vais concentrer mes efforts.
          Eh bien, je n'avais pas réalisé cela, que je n'avais pas une tâche si ardue devant moi, je l'ai réalisé en l'écrivant, c'est drôle ça.  Eh bien tant mieux!   

lundi 2 mars 2015

Voilà, c'est meublé

Le lit a été déplacé vers la fenêtre. Juste à un pied de la fenêtre, à cause du calorifère, et aussi parce que c'est ce qu'on suggère comme distance de la fenêtre, pour éviter les problèmes de froid. Pour ce qui est des problèmes de froid, ça va, je n'en ai pas. Parfois quand ça a tendance à refroidir je ferme le rideau quelques heures avant d'aller au lit, quand il commence à faire noir; en isolant la vitre j'aide la chaleur à rester à l'intérieur.

De placer le lit de cette façon, pour qu'il ne soit pas visible de l'entrée, vu que c'est censé devenir un lieu de travail, fait que les meubles se retrouvent placés davantage de façon logique. La malle et la commode sont visibles de l'entrée, la commode étant en fait ma table de chevet; cela m'était déjà arrivé, dans mon ancien appartement, d'avoir une commode, ainsi qu'une petite table ronde, qui étaient placés de chaque côté du lit, et servaient ainsi de tables de chevet. La véritable table de chevet, je l'ai placée sur le côté mais vers le pied du lit, dos tourné à celui-ci; comme j'ai maintenant mon fauteuil, la table de chevet sert plutôt pour la personne assise sur le fauteuil.

J'envisage d'enlever les tapis; après l'acquisition du fauteuil, qui est le dernier meuble à entrer dans cet appartement, j'ai réalisé que d'enlever les tapis donnerait l'impression de moins d'encombrement. Ces tapis vraiment semblent faire la pluie et le beau temps dans l'appartement.

samedi 4 février 2012

Un changement dans le mobilier

Me voilà avec un nouveau lit, dans mon appartement. Il va mieux avec le tapis, sans doute, que les trois sofas-lits qui ont défilé dans cet appartement, l'un après l'autre. Ce troisième sofa est brisé à la suite d'un coup de main de la part d'une personne qui alors que nous le déplacions, elle et moi, l'a soulevé à un bout juste d'une main. La structure du lit étant quelque chose de lourd ça a complètement débalancé le châssis et une vis a fini par lâcher.

Ça se répare sans doute, mais j'ai quand même décidé de changer pour un lit, me disant que c'est ça que j'aurais dû faire dès le début, avoir un lit. J'avais la literie, une literie dont je ne me suis jamais servie, mais que j'avais tellement hâte d'utiliser... maintenant je l'utilise. J'ai dormi dans ce lit les deux dernières nuits; depuis un mois je dormais sur un matelas de mousse par terre. Je garde le matelas de mousse, comme lit d'appoint; il est recouvert d'un tissu aux couleurs coordonnées à mon décor, se plie en trois, et je vais m'en faire une tête de lit (résolvant du même coup la question du rangement de cet élément dans mon appartement qui est grand comme un mouchoir de poche); ce n'est pas fait encore parce que je me bats avec la base à roulettes du lit, j'espère que Sébastien (celui-là même qui m'avait donné ce super-coup de main) va venir m'aider, je vais le voir tout à l'heure et vais le lui demander.

J'estime que ce changement va me motiver à faire bouger les choses par rapport à cet appartement, dont l'aménagement traîne de mois en mois. Je dis quand j'en parle que je suis sur la fin de cet aménagement, et j'aime ça aménager, décorer. J'ai écrit abondamment à ce sujet dans mon blogue Ère nouvelle; j'ai cependant choisi d'enlever ces textes de sur le blogue: ils ne sont plus disponibles, je suis désolée. Comme je l'ai mentionné plus haut, ce nouvel élément avec sa couette bicolore va mieux s'agencer avec les tapis, c'est là qu'était le problème. La première nuit quand j'ai dormi dans ce lit j'ai trouvé qu'il était tiède et confortable, puis je me suis mise à avoir froid; je ne manquais pas de couvertures.

Je me suis dit que c'était dans ma tête, qu'il ne faisait pas froid; je me suis endormie, et quand je me suis réveillée cette sensation de froid était partie, j'étais bien dans mon lit. Dans deux mois cela va faire deux ans que je vis à cet endroit. Ça va m'avoir pris deux ans à m'installer, ce qui est normal quand on est décorateur et qu'il y a tellement de détails à voir, mais dans le cas de cet appartement il y a eu aussi plein de problèmes techniques... Je vais ajouter un fauteuil, qui va être mon fauteuil pour regarder la télé. La commode et la table de chevet vont revenir dans la chambre, le coffre à dossiers et la table de travail vont être près de la bibliothèque, chaque pièce va donc avoir retrouvé une vocation précise.

Malheureusement, l'idée de mettre la table de chevet sur la commode pour en faire un meuble à deux corps était mauvaise. Parce que cette commode dont les parois sont plutôt minces avait mal à supporter le poids de ce meuble sur elle, ce qui fait que le dessus commençait à gauchir. Ce sera donc la commode simple, et la table de chevet, placées de façon tout ce qu'il y a de plus habituelle. La table de chevet va accommoder la personne qui va être assise sur le fauteuil; la vieille malle en bois peint en noir va être contre le lit, elle aura retrouvé ainsi son premier rôle de table basse, pour les moments où le lit va être utilisé comme divan, et ce en outre de servir la nuit comme table de chevet.

vendredi 29 juillet 2011

Travail de patience

Je me suis décidée à faire ce rideau, dans ma chambre. Je sors la machine à coudre, ce ne sera pas une traînerie; mais voilà que je n'arrive pas à l'enfiler, c'est un très vieux modèle, c'est ennuyeux, je vais au magasin qui est sur le chemin de la Canardière, là où j'ai acheté des cannelles et des aiguilles pour cette machine. Ce qui arrive c'est que je comptais sur un livre de la compagnie White, un livre sur lequel j'étais fière d'avoir pu mettre la main, mais voilà que le livre concerne un autre modèle qui n'est pas du tout fait comme la machine que j'ai. Au magasin on ne peut pas me dire quoi faire à moins que je n'apporte ma machine. La dévisser et l'apporter dans mon sac à dos...

De toutes façons je songe à m'en débarrasser de cette machine, je n'ai pas de place pour ce meuble dans mon appartement, je vais avoir une nouvelle table bientôt et il va falloir que l'antiquité sorte; pour être remplacée éventuellement par une machine moderne, mais sans meuble, que je pourrai mettre sur ma table quand il sera temps de coudre. Je décide de faire les rideaux à la main, avoir su c'est ce que j'aurais fait depuis longtemps. Je défais le rideau que j'avais cousu à points longs dans un drap, je retourne la partie du dessous pour que l'envers soit visible de l'extérieur. Je coupe le bas du deuxième pan comme le premier. Je couds le premier pan, termine à onze heures du soir et accroche le tout, pour me coucher.

Le lendemain je couds le deuxième pan et entreprends de faire la valence, je pense que c'est un terme anglais mais je cherche le terme en français; je n'ai pas assez lu de magazines de décoration... Il me faut un moment avant de démarrer, parce que je n'ai pas décidé encore comment je vais faire ça. Je décide finalement de démarrer avec un couvre-lit matelassé que j'ai acheté seconde main mais dont je n'ai pas besoin, parce que je couche dans un sofa-lit. Le couvre-lit est gris pâle avec un grand bouquet de fleurs appliqué dans un angle. Aux deux extrémités de mon oeuvre je vais mettre à profit le tissu gris pâle orné d'un léger motif géométrique blanc d'un petit coussin; je vais refaire le coussin dans un autre tissu, pour mon divan.

J'ai donc un petit carré à chaque extrémité, de la largeur que je prévoyais faire cette valence, rectangulaire, mais à cause du bouquet de fleurs je vais faire une autre forme, élargir vers le centre. Le tissu que je prévoyais utiliser mais dont l'échantillon n'est de toutes façons pas assez grand va faire une insertion entre le tissu des extrémités et le bouquet. Ce tissu est orné de grandes feuilles aux teintes douces, bleu et vert, mais presque gris, ce qui fait que les trois tissus s'harmonisent très bien ensemble. Ce genre de patchwork j'en ai beaucoup fait dans les années passées, pour des coussins ou d'autres objets de décoration, c'est quelque chose d'original que je fais. Les coussins que j'ai en ce moment sont beaucoup plus classiques, il ne va y avoir que les rideaux dans ce style personnel.

À l'époque j'en ai fait beaucoup dans des tissus qui étaient très mélangés pour ce qui est des textures, je réussissais quand même assez bien, j'ai été complimentée, pour mes coussins, mais aujourd'hui je recherche davantage d'harmonie, convaincue que ça va avoir plus de valeur. Les grandes feuilles, qui évoquent la forêt vierge, sont assez bien harmonisées avec les grandes fleurs de l'appliqué, et le tissu des extrémités représente comme celui du rideau des lignes entrecroisées entre lesquelles sont déposés de petits carrés. Quant aux textures, lisses, elles se rapprochent toutes de la texture du coton.

Je confectionne l'objet en question, prenant soin de doubler sur toute la longueur avec le molleton. Je suspends au-dessus du rideau; il reste à faire les embrasses pour attacher le tout. Mais en fait je n'ai pas terminé, je vais devoir ajouter de la doublure à la valence parce qu'elle laisse passer la lumière, et ajouter une piqûre supplémentaire le long des bords du rideau pour qu'il ait une meilleure tenue. Mais voilà que j'attrape un refroidissement, et les travaux avancent au ralenti.

vendredi 15 juillet 2011

En mémoire d'Alys

La vie d'Alys Robi en cinémascope en couleurs. Mon Alys, ma fleur du temps qui parcourut les contrées, emportée par l'onde albanienne, Alys Robitaille, salut à toi, vierge gracieuse, qui te soumis, pour ne pas pécher et qui évitas sans doute ainsi les saletés des détracteurs qui ne te renieront pas, toi qui planes au-dessus de la besogneuse relève oubliée, Alys Robi, la majestueuse, chanteuse, Alys au grand coeur. Belle et resplendissante tu le fus, tu le restas, dans ton âge avancé. Yé!

dimanche 27 mars 2011

Mes cahiers de recettes

J'ai commencé ces cahiers, ou plutôt j'ai continué, à partir d'un cahier où j'avais d'abord entré mes recettes favorites, prises dans le cahier de ma mère. J'ai commencé ce qui allait devenir une collection volumineuse de recettes de cuisine. On dirait que j'ai voulu faire une élégie de la cuisine pour carnivores, comme quelqu'un qui craindrait que ce genre de cuisine se voie détrônée par les modes diététisantes.

En effet c'est une cuisine de carnivores que j'ai dans ces cahiers; si j'y ai quelques recettes végétariennes elles sont vraiment très peu nombreuses: il doit y en avoir quatre ou cinq. Mes recettes, ce sont mes recettes, que j'ai choisies individuellement: à mon goût à moi, mais à bien y penser ça veut sans doute dire au goût de bien d'autres, aussi.

C'est pourquoi ces recettes je désire les faire connaître; j'ai un plan. Ça m'a pris un certain temps à les constituer ces cahiers, presque vingt ans. Il y en a pour toutes les occasions, du simple et rapide, du raffiné, élaboré. Dernièrement j'ai mis une vraie recette de chef, avec un nom long comme ça et des ingrédients étonnants, différente de ce que j'avais mis jusque-là: on voit ainsi en comparaison que ces cahiers c'est recherché, mais que ça reste une cuisine familiale.

Patricia Wells est une Américaine vivant à Paris qui s'est intéressée à la cuisine de terroir et à la cuisine de restaurant françaises. Elle a écrit quelques livres de recettes pour ses concitoyens américains, pour leur faire partager ses découvertes. J'aime son approche de la cuisine; c'est dans le même sens qu'elle que je compte faire partager les miennes de découvertes, car on devine en lisant ses livres que ses recettes ont été sélectionnées d'après ses coups de coeur.

lundi 10 janvier 2011

A l'horizon de la vie

Je suis en ce moment dans une période intense, une des plus intenses de ma vie, car en cette période les projets abondent, des projets qui ne sont pas comme la plupart du temps mes projets personnels seulement, mais c'est la vie de personnes que j'aime qui est concernée, des alliances, des mariages que je vois venir à l'horizon, curieusement peut-être vous direz, je n'ai jamais vécu plus jeune en même temps autant d'annonces de mariages qui m'interpellent autant, heureusement peut-être également, ça doit être normal que ça soit comme ça. Je veux dire que je suis sans doute plus à même à l'âge que j'ai de donner mon coup de pouce pour que ces alliances se fassent bien, j'ai vu assez de films français dans ma vie.*

*Et lu beaucoup de livres, aussi.